Méthodologie éditoriale

Un blog qui parle de santé engage plus qu’un blog de cuisine. Un lecteur peut décider, sur la base d’un paragraphe mal écrit, de repousser une démarche de soin ou d’arrêter un traitement. Je ne suis pas professionnelle de santé, ce qui rend cette page d’autant plus nécessaire : elle décrit la méthode de sourçage que je m’impose pour limiter ce risque, et ce que vous êtes en droit d’exiger de chaque article publié ici.

La hiérarchie des sources

Les sources ne se valent pas, et je les classe toujours dans le même ordre. En premier viennent les recommandations des autorités sanitaires suisses, l’Office fédéral de la santé publique et Swissmedic en tête, parce qu’elles font autorité sur le territoire où vivent mes lecteurs. Ensuite les sociétés savantes reconnues, suisses ou européennes, dont les recommandations de bonne pratique résument un consensus. Puis les revues systématiques et méta-analyses, Cochrane en particulier, qui agrègent plusieurs essais plutôt qu’un seul. Enfin les essais individuels, utiles mais fragiles pris isolément.

Une étude unique, même publiée dans une revue prestigieuse, ne suffit jamais à fonder une affirmation sur ce site. J’ai vu trop de titres de presse construits sur un essai à quarante participants qui n’a jamais été répliqué.

Quand je cite un organisme, je le nomme et je mets le lien. Si vous ne pouvez pas remonter à la source en un clic, c’est un défaut de ma part, et le formulaire de contact existe pour me le dire.

Ce que je fais des savoirs traditionnels

Une partie de ce blog traite de plantes et de pratiques anciennes. Je ne les écarte pas et je ne les valide pas en bloc. Chaque fiche distingue deux registres, clairement séparés dans le texte : l’usage traditionnel attesté, c’est-à-dire ce que des générations ont fait de cette plante et que documentent les pharmacopées historiques, et la preuve publiée, c’est-à-dire ce que des essais contrôlés ont effectivement montré chez l’humain.

Les deux registres n’ont pas le même poids et l’article le dit. Une plante utilisée depuis trois siècles contre la fièvre n’est pas pour autant un antipyrétique démontré, et l’écrire autrement serait malhonnête.

La règle du seuil d’alerte

Chaque article traitant d’un symptôme comporte un passage explicite indiquant quand aller chercher un avis qualifié. Pas une formule décorative en fin de texte, mais des critères utilisables : un délai, une température, une localisation, une association de signes. « Si les symptômes persistent » ne renseigne personne. « Si la douleur dépasse cinq jours, s’accompagne de fièvre au-dessus de 38,5 °C ou réveille la nuit » est une consigne dont on peut faire quelque chose.

Ce site ne donne ni diagnostic, ni posologie, ni dosage. Aucun contenu ne positionne une plante, un aliment ou une approche complémentaire comme substitut à un traitement prescrit. C’est une ligne que je ne franchis pas.

Ce que le site n’accepte pas

  • Aucun contenu sponsorisé par une marque de complément alimentaire, de dispositif médical ou de produit de santé.
  • Aucune recommandation de produit commercial nominatif.
  • Aucune promesse de guérison, aucun terme relevant du registre du remède miracle.
  • Aucune affirmation présentée comme une certitude sans source identifiable.

Quand les données manquent

Il arrive souvent qu’il n’y ait pas de réponse claire : les essais sont trop petits, contradictoires, ou n’ont jamais été faits. Dans ce cas je l’écris, au lieu de choisir le camp le plus confortable. « On ne sait pas » est une conclusion valable et c’est parfois la seule honnête.

Corrections et mises à jour

Les recommandations évoluent, et un article de santé vieillit plus vite qu’un article de jardinage. Quand une recommandation change, je reprends le texte concerné plutôt que de laisser une version périmée en ligne. Si vous repérez une erreur, un lien mort ou une donnée dépassée, le formulaire de contact est le chemin le plus court pour me le signaler. Je préfère largement une correction signalée par un lecteur attentif à une erreur qui reste en place pendant deux ans.

Ce que cette méthode ne garantit pas

Elle ne garantit pas que j’aie raison sur tout. Elle garantit que quand je me trompe, vous pouvez retracer le raisonnement, retrouver la source et la contester. C’est précisément parce que je n’ai aucune autorité sur ces sujets que la traçabilité compte : ne me croyez pas sur parole, suivez les liens.

Pour le contexte réglementaire suisse en matière d’information sur les produits thérapeutiques, la référence publique est Swissmedic, l’institut suisse des produits thérapeutiques.